Comprendre l’ennéagramme en 5 minutes : l’ennéagramme pour les nuls !

L’ennéagramme décrit les motivations d’une personne. Plus précisément, il définit ses motivations permanentes qui se forment durant l’enfance et le conduisent toute sa vie, à partir de l’adolescence.L’ennéagramme est un outil qui nous permet de prendre conscience de nos motivations permanentes ou de connaître les motivations permanentes d’une autre personne.
Il est représenté de la façon suivante :

Les principes de l’ennéagramme

Une personne appartient à un type et un seul de l’ennéagramme.
Chaque type est conduit à la fois par une motivation positive permanente et par une motivation négative permanente.
Il s’agit de motivations permanentes, car elles ne changent pas durant notre vie. Elles sont une composante importante de notre personnalité. Investir dans la recherche de notre type de l’ennéagramme est donc un investissement durable : il nous servira toute notre existence !
La motivation positive permanente décrit ce que l’individu recherche. La motivation négative permanente décrit ce qu’il déteste, fuit et réprime.
L’ennéagramme distingue neuf types numérotés de 1 à 9.

  • Le type 1 recherche la perfection dans tout ce qu’il fait ; il déteste la désorganisation, les approximations et réprime la colère.
  • Le type 2 cherche à aider les autres, à leur rendre service, à répondre à leurs besoins et à satisfaire leurs désirs ; il déteste reconnaître ses propres besoins.
  • Le type 3 recherche le succès rapide et la reconnaissance sociale ; il déteste et élude ses échecs.
  • Le type 4 recherche l’originalité et la singularité, car il a le sentiment d’être unique ; il déteste la banalité et fuit le conformisme.
  • Le type 5 recherche la solitude, prend du recul pour observer et analyser ; il déteste l’intrusion dans son espace vital.
  • Le type 6 recherche la loyauté dans ses relations ; il déteste et redoute la trahison.
  • Le type 7 recherche le plaisir en multipliant les stimulants ; il déteste et fuit l’ennui, l’enfermement et la souffrance.
  • Le type 8 recherche la confrontation pour faire régner la justice avec autorité ; il déteste et réprime les manifestations de faiblesse.
  • Le type 9 recherche la concorde et la paix ; il déteste les situations conflictuelles durables.

Les motivations de chaque type se traduisent par une conception particulière de l’existence et aussi des comportements et attitudes spécifiques.
Il est temps de décrire plus précisément chacun des neuf types de l’ennéagramme.

Le type 1 de l’ennéagramme : le perfectionniste

Le type 1 recherche la perfection dans tout ce qu’il fait. Il déteste la désorganisation, les approximations et réprime la colère.

Le type 1 est un idéaliste en quête de perfection.
Son perfectionnisme le conduit souvent à se mettre en colère. Comme il recherche systématiquement la perfection, il est souvent déçu par les résultats… Il a tendance à intérioriser et à réprimer sa colère, car montrer sa colère serait reconnaître l’imperfection.
Il est très attaché à l’éthique et à la morale qui représentent, pour lui, le socle des relations humaines.
Sa vision du monde est peu nuancée et parfois manichéenne : pour lui, c’est blanc ou noir, juste ou injuste, bien ou mal.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 1 :

– Même s’il le montre peu, le type 1 se met souvent en colère contre les autres et contre lui-même.
– Ses réflexions sont souvent tranchées : c’est bien ou mal, correct ou incorrect, juste ou injuste…
– Il a un très bon sens de l’organisation et montre une grande rigueur.
– Il n’aime pas avoir l’impression de perdre son temps au travail comme dans ses loisirs.
– Il a souvent l’impression de manquer de temps pour bien faire son travail.
– Il apprécie que le travail soit bien réalisé jusque dans les moindres détails.
– Il est souvent très critique sur son travail et celui des autres.
– Il déteste être en retard, mais aussi que les autres soient en retard.
– Il attache une grande importance à l’éthique, aux valeurs morales et il déteste les actes malhonnêtes.
– Lorsqu’il ressent une menace sur sa relation, il a tendance à être jaloux et possessif.

Le type 2 de l’ennéagramme : le samaritain, l’altruiste

Le type 2 cherche à aider les autres, à leur rendre service, à répondre à leurs besoins et à satisfaire leurs désirs. Il déteste reconnaître ses propres besoins.

Le type 2 est altruiste. Il est très attentif aux autres et tout particulièrement à ses proches.
Il est sympathique, sociable et entretient des relations avec de nombreuses personnes.
En couple, il recherche un partenaire stable.
Il attend de la reconnaissance en contrepartie des services qu’il rend.
Il pense que les autres dépendent de lui. Mais il oublie souvent qu’il existe avant tout, à travers eux, pour satisfaire leurs besoins et leurs désirs.
Il vit très mal le rejet de l’aide qu’il apporte. Isolé, il a l’impression d’être inutile.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 2 :

– Le type 2 n’éprouve aucune difficulté à rencontrer d’autres personnes. Il n’hésite pas à faire le premier pas.
– Il a le sentiment que les autres ne sont pas suffisamment attentifs à leurs proches.
– Le plus souvent, il est très attentif aux autres, considère leurs opinions et leurs croyances pour ne pas les blesser.
– Il consacre beaucoup de temps aux autres.
– Il a une bonne capacité d’écoute et les autres viennent souvent lui confier leurs sentiments.
– Sociable, il compte généralement beaucoup de connaissances.
– Parmi ses proches, beaucoup dépendent de son soutien et de son aide.
– Il considère qu’il n’a que peu de besoins.
– Il a des difficultés à comprendre que les autres n’aient pas toujours besoin de ses services ou de son soutien.
– Il aime être entouré et vit mal la solitude.

Le type 3 de l’ennéagramme : le gagneur, le battant

Le type 3 recherche le succès rapide et la reconnaissance sociale. Il déteste et élude ses échecs.

Le type 3 est très efficace pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés ou qu’on lui a demandé de réaliser.
Il montre une grande capacité de travail et une forte volonté de réussir.
Pour le trois, la fin justifie les moyens. Le cas échéant, pour réussir, il n’hésite pas à arranger la vérité.
Lorsque les objectifs deviennent difficiles à atteindre et que les perspectives de succès s’éloignent, il a tendance à abandonner pour tenter de rebondir ailleurs.
Il ne supporte pas l’incompétence et il a souvent tendance à sous-estimer la contribution de ses partenaires ou collaborateurs dans l’atteinte des objectifs.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 3 :

– Le type 3 est focalisé sur l’atteinte des objectifs.
– Il aime la compétition ; il estime qu’elle est utile et même nécessaire.
– Au travail, il ne compte pas ses heures.
– Il considère que l’image que l’on donne de soi est primordiale.
– C’est un bon manager, capable de motiver ses collaborateurs et d’atteindre les objectifs.
– Il pense que la communication est déterminante pour mener à bien un projet.
– Pour évaluer sa réussite, il a souvent tendance à se comparer aux autres.
– S’il se souvient parfaitement de ses succès, il a tendance à oublier ses échecs.
– Il aime convaincre ses interlocuteurs.
– Il attache une grande importance aux outils de suivi et de contrôle de l’activité, les tableaux de bord ou les statistiques par exemple.

Le type 4 de l’ennéagramme : le singulier, l’original

Le type 4 recherche l’originalité et la singularité, car il a le sentiment d’être unique. Il déteste la banalité et fuit le conformisme.

Le type 4 a le sentiment indéfectible d’être unique.
Il affirme sa différence, ne supporte pas de ressembler aux autres et d’être comparé à eux. Il est persuadé que les autres ne peuvent pas vraiment comprendre ce qu’il ressent.
Il accorde une grande importance à ses émotions qu’il vit avec beaucoup d’intensité. Ses émotions connaissent de grandes amplitudes. Chez lui, une grande joie peut rapidement se transformer en profonde tristesse.
Il ressent un manque ou une absence qu’il a des difficultés à définir précisément. Il s’agit plus d’un manque affectif que matériel.
Il a une grande imagination et, souvent, une sensibilité artistique aigüe.
S’il a généralement une vision tragique de l’existence, il est aussi persuadé d’avoir une destinée, une mission à accomplir.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 4 :

– Le quatre se remémore souvent son passé avec nostalgie.
– Il redoute d’être abandonné.
– Il est très sensible aux souffrances des autres.
– Il est soit très heureux, soit très triste, mais rarement dans un état intermédiaire.
– Il accorde une grande importance aux émotions.
– Il pense que les autres ne comprennent pas avec quelle intensité exceptionnelle il vit ses émotions.
– Il se considère comme quelqu’un d’original dans sa manière d’envisager l’existence.
– Il théâtralise ses émotions sans retenue et peut ainsi susciter l’incompréhension de son entourage.
– Il a tendance à envier les autres, parfois pour les objets qu’ils possèdent, mais surtout pour leur bonheur de vivre.
– Il remarque très rapidement ce qui manque, par exemple, un bouquet de fleurs ou un tableau qui aurait embelli une pièce.

Le type 5 de l’ennéagramme : l’observateur solitaire

Le type 5 recherche la solitude, prend du recul pour observer et analyser. Il déteste l’intrusion dans son espace vital.

Le cinq se met spontanément en retrait pour mieux observer.
Il tient le savoir en haute estime. Il recherche des informations et les analyse. Il aime être reconnu pour ses capacités d’analyse et d’expertise.
Accroître ses connaissances exige des efforts. Les partager exige du temps. Le type 5 n’aime pas se lancer dans de longues explications. Il estime alors perdre un temps précieux qu’il pourrait consacrer à développer son savoir. Aussi, il a tendance à être avare de son temps, de ses connaissances et de ses biens.
Il ne supporte pas que les autres s’immiscent dans son espace vital qui inclut à la fois son espace personnel et son espace professionnel. Mais il n’est pas expansionniste et se contente de peu. En général, un petit espace de quiétude lui convient parfaitement.
Le type 5 déteste l’inactivité de l’intellect. Il a presque toujours, à portée de main, de quoi s’occuper l’esprit, un livre ou un journal par exemple.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 5 :

– Le cinq a souvent besoin de se retrouver seul pour réfléchir et faire le point.
– Il pense que les autres ne comprennent pas toujours son besoin de solitude.
– Dans un lieu public, un bar ou un restaurant par exemple, il a tendance à rester en retrait pour observer.
– Il a très souvent quelque chose à lire à portée de main.
– Il est très sensible au rapport qualité-prix : il aime en avoir pour son argent !
– Il éprouve de réelles difficultés à faire le premier pas pour discuter avec des inconnus.
– Il n’exprime que très peu ses sentiments et ses émotions.
– Avant de se forger une opinion, il prend le temps de la réflexion.
– Il n’aime pas du tout que les gens viennent chez lui pour s’y installer plusieurs jours.
– Il estime souvent les autres hâtifs dans leurs jugements et superficiels dans leurs réflexions.

Le type 6 de l’ennéagramme : le loyal, le loyaliste

Le type 6 recherche la loyauté dans ses relations. Il déteste et redoute la trahison.

Le six attend une grande loyauté de la part de ses proches et du groupe auquel il appartient. En contrepartie, il est tout à fait digne de confiance et montre une grande droiture.
Il est sérieux et dévoué. Cependant, pour donner le meilleur de lui-même, il a besoin d’un soutien sans équivoque et de règles claires à appliquer.
Il est très attaché aux règles et aux normes sociales de son groupe. Le moindre écart dans l’application des règles, que la plupart des individus ne relèveraient même pas, lui est insupportable.
Il redoute la trahison et vit dans l’insécurité. Pour le six, la vie est dangereuse et il envisage généralement le pire scénario.
Il a tendance à beaucoup utiliser les mots « toujours » et « jamais. »
Le type 6 présente une particularité notable par rapport aux autres types de l’ennéagramme : il peut exprimer ses motivations permanentes de deux manières très différentes.
D’une part, il peut être phobique, c’est-à-dire exprimer sa peur en adoptant un comportement craintif, introverti et en retrait.
D’autre part, il peut être contre-phobique, adopter un comportement extraverti et de défiance pour conjurer sa peur.
Un individu de type 6 pourra avoir un comportement général phobique. Un autre pourra afficher une tendance contre-phobique marquée. Mais, souvent, il adoptera un comportement phobique à un moment donné et un comportement contre-phobique dans un contexte différent.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 6 :

– Le type 6 remarque très rapidement les menaces et les dangers.
– Il identifie très facilement les personnes qui veulent profiter de lui.
– Il a la certitude que la vie est très dangereuse et qu’il faut être en alerte permanente pour éviter les dangers.
– Il vit généralement dans la crainte que ses proches aient un accident, que son domicile soit cambriolé, que quelqu’un vole ses biens, usurpe son identité…
– Au travail, il est très efficace et organisé lorsque les règles à appliquer sont strictement définies.
– Il déteste que les gens parlent dans son dos.
– Il ne supporte pas les personnes qui ne déclarent pas clairement leurs intentions.
– Il n’aime pas les changements brusques qui n’ont pas été mûrement réfléchis.
– Il a l’impression que s’il n’était pas toujours attentif, il pourrait être trahi.
– Il peut soutenir une opinion contraire à ce qu’il pense pour tester son interlocuteur et connaître le fond de sa pensée.
– Il ne supporte pas ceux qui enfreignent les règles, surtout lorsqu’elles concernent la sécurité.

Le type 7 de l’ennéagramme : l’hédoniste, l’optimiste

Le type 7 recherche le plaisir en multipliant les stimulants. Il déteste et fuit l’ennui, l’enfermement et la souffrance.

Le type 7 est joyeux et optimiste.
Pour le sept, le plaisir a d’abord une dimension quantitative. Il multiplie les activités et les centres d’intérêt que ce soit au travail ou pendant ses loisirs. Il a tendance à se disperser, à ne pas terminer ce qu’il a commencé, à manquer de temps pour approfondir et à être en retard à ses rendez-vous.
Il sait mettre une bonne ambiance.
Il compte de nombreuses connaissances. En société, il est agréable et charmeur. En revanche, lorsque ses interlocuteurs ne sont pas conquis par son charme, il devient indifférent et parfois même méprisant.
S’il aime être entouré, il ne supporte pas que l’on s’accroche à lui. Il a alors l’impression que l’autre veut s’emparer de lui. Le sept déteste l’enfermement et même le sentiment d’enfermement.
Il n’aime pas choisir, car pour lui, faire un choix c’est se priver de possibilités potentiellement agréables. Le sept renâcle à prendre des décisions.
Comme il déteste la souffrance et éprouve de grandes difficultés à trancher, il a tendance à fuir, par exemple face à une personne triste ou malade.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 7 :

– Le type 7 est très souvent optimiste et heureux.
– Il est agréable et apprécié par ses interlocuteurs.
– Il pense que les gens très sérieux, qui parlent tout le temps du travail par exemple, ne peuvent pas être heureux.
– Il aime les surprises.
– Face à un pleurnichard, il a envie de prendre ses jambes à son cou pour aller vers quelque chose de plus agréable.
– Il aime les blagues et les plaisanteries.
– La plupart de ses activités lui procurent du plaisir.
– Il apprécie le changement.
– Il est souvent en retard et a des difficultés à finir ce qu’il a commencé.
– Il n’aime pas du tout les activités routinières et les travaux répétitifs.

Le type 8 de l’ennéagramme : le chef, le combattant, le justicier

Le type 8 recherche la confrontation pour faire régner la justice avec autorité. Il déteste et réprime les manifestations de faiblesse.

Le type 8 assume spontanément le rôle du chef. Il tranche avec une autorité qui semble naturelle. Il sait s’imposer et se faire respecter.
Il est courageux et prend des risques sans hésiter.
Rarement partisan du compromis, il s’exprime directement quitte à heurter ses interlocuteurs. Son comportement direct traduit une forte volonté de justice. Il combat les injustices avec détermination.
Son dynamisme le conduit souvent à l’excès. Il a parfois tendance à la démesure.
Le huit ne supporte pas les manifestations de faiblesse chez lui comme chez les autres. Il réprime les émotions qui pourraient trahir de la faiblesse.
Il déteste implorer, vit très difficilement la subordination hiérarchique et rejette les compromis qu’il a tendance à assimiler à des compromissions.
Il veut contrôler sa vie et les événements. Il réagit avec virulence lorsqu’on marche sur ses plates-bandes. Il est intraitable avec les hypocrites et les flatteurs.
Le huit est le type qui incarne le plus la virilité. Les normes sociales tolèrent beaucoup plus facilement le comportement d’un homme que d’une femme de type 8. C’est pourquoi les femmes huit ont parfois tendance à nier ou à camoufler leur appartenance à ce type.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 8 :

– Le type 8 adopte facilement une posture de combat.
– Très direct, il ne ménage pas ses interlocuteurs.
– Il est très efficace pour se faire respecter.
– Il aime diriger et de préférence une équipe nombreuse.
– Il sait protéger ses proches et ses collaborateurs.
– Il remarque très rapidement les flatteurs et les hypocrites.
– Courageux et franc, il s’exprime sans ambiguïté et défend son point de vue avec force.
– Il apprécie des interlocuteurs francs et directs.
– Il attend de ses proches, de ses partenaires et de ses collaborateurs qu’ils l’informent de leurs décisions. Dans la négative, il se froisse et exprime son mécontentement sans ménagement.
– Il n’aime pas les hommes et les femmes qui recherchent des compromis pour avoir la paix. Pour lui, ce sont des faibles.

Le type 9 de l’ennéagramme : le conciliateur, le médiateur

Le type 9 recherche la concorde et la paix. Il déteste les situations conflictuelles durables.

Le type 9 aime l’harmonie relationnelle.
Il peut facilement éprouver de l’empathie et même un profond sentiment d’affinité avec d’autres personnes. Il apprécie également le contact avec la nature.
Sa présence apaisante a un effet bénéfique sur son entourage. Il est sincèrement à l’écoute de l’autre. Il cherche à connaître son interlocuteur pour mieux le comprendre, favoriser un climat relationnel constructif et éviter de le blesser.
Il a une grande stabilité d’humeur dont il est fier. Très patient, il ne comprend pas que les autres puissent s’énerver pour obtenir ce qu’ils veulent.
Il aime les activités répétitives qui entretiennent sa tranquillité d’esprit. Ses activités de prédilection peuvent être la lecture détente, la télévision ou les collections d’objets par exemple.
En cas de conflit, il apporte spontanément son concours. Il assume le rôle du conciliateur avec beaucoup de tact et une grande capacité d’écoute. En revanche, si le différend perdure, il a tendance à abandonner le terrain des hostilités. Mais il ne s’énerve qu’exceptionnellement.
Il est très rarement soucieux et estime que les tâches qui n’ont pas été terminées aujourd’hui peuvent être reportées au lendemain. Il économise ses efforts et recherche la solution la moins fatigante. Ainsi, il peut développer une propension à la paresse.
Il pense que les êtres humains se ressemblent beaucoup et qu’en fin de compte tout se vaut à peu près. Par conséquent, il a des difficultés à hiérarchiser les priorités et à distinguer l’important de l’accessoire.
Le neuf a tendance à se dévaloriser.

Voici le comportement généralement observé et les attitudes du type 9 :

– Le type 9 apprécie avant tout un climat relationnel apaisé.
– Calme et diplomate, il fait preuve d’une réelle capacité d’écoute.
– Il apprécie qu’on le sollicite pour aplanir les difficultés relationnelles.
– Il éprouve de réelles difficultés à dire non lorsqu’on lui demande de faire quelque chose dont il n’a pas envie.
– Très rarement anxieux, il a un très bon sommeil.
– Il montre une grande stabilité d’humeur.
– Il n’aime pas afficher son désaccord.
– Un climat relationnel tendu le décourage rapidement.
– Il ne comprend pas ceux qui s’énervent.
– Il n’aime pas être dérangé pendant ses activités routinières.

L’analyse du comportement

Le comportement se rapporte aux actions et aux réactions d’un individu. L’attitude désigne l’état d’esprit d’un individu.
Le comportement peut être observé, au contraire de l’attitude.
Lorsque vous recherchez votre type de l’ennéagramme, vous pouvez étudier à la fois votre comportement et vos attitudes. Mais quand vous recherchez le type d’une autre personne, vous ne pouvez analyser que son comportement.
Dans cette démarche, nous utilisons les comportements généralement observés chez les individus appartenant à un type de l’ennéagramme. Nous les avons décrits précédemment.
Notez bien qu’une personne peut appartenir à un type de l’ennéagramme sans adopter tous les comportements ou toutes les attitudes généralement observés chez les individus du type. Aussi, une personne adopte des comportements ou des attitudes d’autres types de l’ennéagramme que son type d’appartenance.
Un comportement est un indice. Un indice ne permet pas à lui seul de trancher. Par exemple, il ne suffit pas de constater qu’un individu a eu une réflexion tranchée une fois pour en conclure qu’il appartient au type 1. Toute personne peut avoir, de temps en temps, des réflexions tranchées…
Pour déterminer le type de l’ennéagramme d’un individu, il convient de recenser de nombreux comportements et de noter leur caractère répétitif ou non avant de pouvoir conclure.
C’est à partir du faisceau d’indices des comportements que nous pouvons déterminer le type de l’ennéagramme. Les comportements doivent être systématiquement rapprochés des motivations permanentes du type.
Les motivations permanentes constituent le socle de l’ennéagramme et servent de boussole dans l’analyse.

L’ennéagramme : la théorie des ailes

Un individu appartenant à un type de l’ennéagramme peut adopter des comportements ou des attitudes de ses deux types voisins.
La représentation de l’ennéagramme vous permet de mieux visualiser la théorie des ailes :

Par exemple, un individu de type 7 peut développer des comportements ou des attitudes du type 6, du type 8, voire des deux. On dit alors qu’il a développé une aile 6 ou une aile 8.
Ma pratique de l’ennéagramme m’a confirmé que certaines personnes développent des ailes, même si ce n’est pas systématiquement le cas.
L’examen des ailes peut apporter des informations complémentaires dans l’étude du comportement ou des attitudes d’un individu.
Cependant, les ailes ont toujours un intérêt secondaire et accessoire par rapport au type principal. En effet, nous sommes conduits par les motivations permanentes de notre type principal.

Source : https://fabienlaurand.blogspot.com/2018/10/enneagramme-pour-les-nuls.html